Les charges recuperables liste officielle et exemples concernent les dépenses qu’un bailleur peut refacturer à son locataire, sous conditions précises. Elles existent en location vide, en location meublée et, dans certains cas, en copropriété. Bien les identifier permet d’éviter les erreurs de facturation, les litiges et les régularisations mal comprises. Voici un guide clair pour savoir ce qui est récupérable, comment le calculer et comment le vérifier concrètement.
Charges récupérables : définition et cadre légal
Les charges récupérables sont des dépenses avancées par le propriétaire, mais supportées in fine par l’occupant du logement lorsqu’elles correspondent à des services rendus au locataire, à l’entretien courant ou à certaines taxes. En pratique, elles sont souvent appelées charges locatives.
Le sujet est encadré par des textes précis, ce qui signifie qu’un bailleur ne peut pas refacturer librement n’importe quelle dépense. Pour aller plus loin sur la logique globale des dépenses locatives, vous pouvez consulter notre page sur les charges et travaux locatifs à la charge du locataire.
Définition des charges récupérables
Une charge récupérable est une dépense liée à l’usage normal du logement et de l’immeuble. Elle bénéficie directement au locataire ou couvre un service dont il profite au quotidien.
On y retrouve par exemple l’eau froide commune, l’entretien des parties communes, certaines dépenses d’ascenseur ou encore la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. L’idée simple est la suivante : si la dépense sert l’occupation du logement, elle peut parfois être récupérée.
Textes de loi et références applicables
Le cadre principal repose sur la loi du 6 juillet 1989 et sur le décret n°87-713 du 26 août 1987, qui dresse la liste des charges récupérables en location d’habitation. En copropriété, le règlement de copropriété et les appels de fonds servent aussi de base de lecture.
Ce décret est essentiel : il fixe ce qui peut être réclamé au locataire et ce qui reste à la charge du propriétaire. En cas de doute, il faut toujours revenir à cette liste officielle plutôt qu’à une simple habitude de gestion.
Différence entre charges récupérables et non récupérables
Les charges récupérables concernent l’entretien courant, les petits consommables, les services et certaines taxes. Les charges non récupérables, elles, relèvent du propriétaire : travaux lourds, grosses réparations, amélioration du bâti, honoraires de gestion, ou encore remplacement d’équipements vétustes.
Exemple simple : le nettoyage des escaliers peut être récupérable, mais la réfection complète de la cage d’escalier ne l’est pas. De même, l’entretien courant d’une chaudière peut être refacturé si prévu, mais pas son remplacement total.
Liste officielle des charges récupérables
La liste officielle des charges récupérables est structurée autour de grandes familles : services, entretien, équipements collectifs et taxes. Pour le bailleur comme pour le locataire, l’enjeu est de distinguer la dépense du quotidien de la dépense patrimoniale.

Charges liées aux services du quotidien
Ces dépenses couvrent les prestations utiles à la vie courante dans l’immeuble ou le logement. On y trouve notamment :
- l’eau froide et, selon les cas, l’eau chaude collective ;
- l’électricité des parties communes ;
- l’entretien des espaces communs ;
- le salaire et les charges d’un gardien ou d’un employé d’immeuble, dans les limites prévues.
Ces postes reviennent souvent dans les relevés de charges de copropriété et peuvent être répartis entre occupants selon les règles du bail ou du règlement.
Charges d’entretien des parties communes
L’entretien courant des couloirs, halls, escaliers, locaux poubelles ou espaces extérieurs fait partie des charges récupérables. Cela inclut par exemple le ménage, la fourniture de produits d’entretien ou la petite maintenance des équipements communs.
En revanche, les interventions lourdes comme la rénovation complète d’un hall ou le remplacement d’un revêtement dégradé sont généralement à la charge du propriétaire. Le critère à retenir est toujours le même : entretien normal ou amélioration durable ?
Charges d’ascenseur et équipements collectifs
Les frais liés à l’ascenseur sont souvent récupérables, mais pas en totalité. Le locataire peut supporter l’entretien courant, certaines vérifications périodiques et les petites réparations. Les grosses réparations ou le remplacement intégral des pièces majeures restent en principe non récupérables.
Il en va de même pour d’autres équipements collectifs : ventilation, chauffage collectif, interphone, antenne collective ou système de sécurité. Il faut toujours regarder la nature précise de l’intervention pour savoir si elle entre dans la charges recuperables liste officielle et exemples.
Taxes et redevances récupérables
Parmi les taxes récupérables, la plus connue est la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Elle peut être refacturée au locataire, sous réserve de justification. D’autres redevances peuvent aussi être répercutées si le texte applicable le permet.
Attention : la taxe foncière, en revanche, n’est pas récupérable dans sa globalité. Le propriétaire doit donc distinguer clairement ce qui relève de l’impôt patrimonial et ce qui relève de la consommation ou du service rendu.
Comment calculer et répartir les charges récupérables
Le calcul des charges récupérables repose sur une méthode de répartition cohérente et justifiable. Le bailleur doit pouvoir expliquer chaque montant, surtout en cas de régularisation annuelle ou de contestation. Pour cela, les charges sont généralement ventilées selon la clé prévue au bail ou en copropriété.

Clés de répartition des charges
La clé de répartition dépend de la nature du bien et des charges. Elle peut être fixée au tantième, à la surface, à la consommation réelle ou à un autre critère objectif. En copropriété, les tantièmes de copropriété jouent souvent un rôle central.
Pour le locataire, l’essentiel est de vérifier que la méthode appliquée est annoncée dans le bail, les annexes ou les justificatifs. Une répartition opaque est souvent source de désaccord.
Calcul au tantième ou au prorata
Le calcul au tantième consiste à répartir la dépense selon la quote-part attachée au lot. Le calcul au prorata s’appuie plutôt sur la surface, l’occupation ou la durée de présence dans le logement.
| Méthode | Base | Cas fréquent |
|---|---|---|
| Tantième | Quote-part de copropriété | Charges d’immeuble |
| Prorata surface | Mètres carrés occupés | Répartition entre logements |
| Prorata temps | Durée d’occupation | Entrée ou sortie en cours d’année |
Le bon calcul dépend donc du poste concerné. Une même dépense peut être répartie différemment selon sa nature et les règles du contrat.
Provision sur charges et régularisation annuelle
Dans la majorité des baux, le locataire verse une provision sur charges chaque mois. Cette somme est une avance, puis une régularisation intervient une fois les dépenses réelles connues.
Si les provisions sont trop faibles, le locataire paiera un complément. Si elles sont trop élevées, le propriétaire devra rembourser le trop-perçu. Cette régularisation doit être accompagnée de justificatifs clairs : relevés, factures, décompte par poste. C’est l’un des points les plus sensibles du suivi locatif.
Exemples pratiques de charges récupérables
Rien de mieux que des cas concrets pour comprendre la logique. Voici trois situations courantes qui montrent comment appliquer la liste officielle et éviter les confusions entre dépenses locatives et dépenses du propriétaire.
Exemple pour un logement en copropriété
Dans une copropriété, le locataire peut se voir refacturer l’eau commune, le nettoyage du hall, l’entretien de l’ascenseur et la TEOM. Si l’immeuble a aussi un gardien, seule la partie récupérable de sa rémunération peut être incluse selon les règles légales.
En revanche, le ravalement de façade ou la réfection de la toiture ne sont pas récupérables. Le bailleur doit donc extraire la part locative des appels de fonds avant de demander une régularisation.
Exemple pour une location vide
Dans une location vide, le principe reste identique : certaines charges sont avancées par le propriétaire puis refacturées au locataire. Il peut s’agir, par exemple, de l’entretien de la chaudière individuelle si le contrat prévoit cette prise en charge, ou de l’entretien des parties communes de l’immeuble.
Le locataire doit pouvoir consulter les justificatifs. Un simple forfait sans base réelle est à manier avec prudence, sauf cadre contractuel adapté.
Exemple pour une location meublée
En location meublée, on retrouve souvent un ensemble de charges plus large dans la pratique, mais la logique juridique des charges récupérables reste la même. L’électricité des communs, l’eau, le ménage et certaines prestations collectives peuvent être refacturées s’ils correspondent à des dépenses récupérables.
Selon le bail, les charges peuvent être au réel ou au forfait. Dans le cas d’un forfait, la régularisation n’est pas toujours possible : il faut alors vérifier le contrat avant toute demande complémentaire.
FAQ sur les charges récupérables
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur les charges locatives. Elles permettent de sécuriser une facture, une régularisation ou une contestation.
Quelles charges le propriétaire peut-il refacturer au locataire ?
Le propriétaire peut refacturer les dépenses listées par le décret de 1987 : eau, entretien courant, petites réparations, ascenseur, chauffage collectif, espaces communs et certaines taxes comme la TEOM. Tout ce qui relève du gros entretien ou des travaux structurels reste à sa charge.
Comment contester une charge récupérable ?
Le locataire peut demander le détail des sommes réclamées, vérifier la nature de la dépense et exiger les justificatifs. En cas d’erreur manifeste, il faut contester par écrit, de préférence avec des éléments précis : facture, période, quote-part ou incohérence de calcul.
Les charges de copropriété sont-elles toutes récupérables ?
Non. Les charges de copropriété comprennent à la fois des dépenses récupérables et non récupérables. Le bailleur doit donc faire le tri entre entretien courant, services rendus et gros travaux, puis ne retenir que la part légalement refacturable au locataire.
Quand a lieu la régularisation des charges récupérables ?
La régularisation intervient en général une fois par an, lorsque les dépenses réelles sont connues. Le propriétaire compare alors les provisions versées avec les charges réellement dues et ajuste le solde. Plus les justificatifs sont clairs, plus la régularisation est simple à comprendre.
En résumé, connaître la charges recuperables liste officielle et exemples permet de sécuriser la gestion locative, d’éviter les erreurs de refacturation et de mieux lire les décomptes. Si vous gérez un bien ou si vous préparez une contestation, appuyez-vous toujours sur la nature de la dépense, le bail et les justificatifs. Pour approfondir les liens entre dépenses locatives, entretien et répartition, consultez aussi notre guide parent sur les charges et travaux locatifs à la charge du locataire.